Étape: Cagliari Capo Sant'Elia > Mari Pintau. Intérêt oo  

Mat et Vanessa nous quittent ce matin, on se reverra? promis? Anne, Dominique et François prennent le relais. Il pleut, houle de travers, des creux avoisinant le mètre, vent de SSW Force 3. Le groupe encaisse bien ses conditions humides mais douces. 

P1040087 Débarquement sur la plage de Mari Pintau dans de petites déferlantes. Il pleut toujours. Riz, thon, tomate on déjeune sur la terrasse d'une gargote fermée, blottis sous le tarp. Vers 15h, Bruno part en stop faire quelques emplettes à Torre Delle Stelle. Dominique fait la même chose quelques minutes plus tard en abordant un couple en train de quitter la plage. Ils habitent dans le nord de l’île. La discussion s'engage tout en marchant vers le parking. Notre Dominique revient quelques minutes plus tard, les bras chargés de sacs de provisions: boites de haricots verts, des biscuits, du pain de mie, des fruits au sirop... C'est un cadeau de nos deux Sardes sans doute pris de pitié pour ces pauvres vagabonds des mers. Nous montons un abris sur la plage entre les kayaks, ça tient plutôt de la cabane de gamin mais heureusement la pluie a cessé. Domi, fine cuisinière, concocte un repas de lentilles corail cuites dans le lait de coco, courgettes, cardamome, anis étoilé, Garam Masala. Dans son sac de sorcière, on trouve aussi du Miso, quantité d’huiles essentielles et du Galanga. Également pour oublier cette journée maussade: une bouteille de Cala Silente, cépage Vermentino, (blanc à 14° !) légèrement sucré, bien meilleur que tous les rouges et blancs Sardes que nous aurons testé durant des semaines. Le gardien de la plage vient nous voir, sympathique, il nous donne la météo.

La plage est équipée de poubelles mais dès que l'on s'enfonce dans le maquis alentour, c'est “crade de chez crade” malgré les interdictions de faire du feu, de camper, etc.... (vraiment pas persuadé que ce soit l’œuvre des touristes). Ceci est malheureusement une constante en Sardaigne. Lors d'un bivouac précédent, un sac de détritus a atterri à quelques mètres de nos têtes, un soir, lancé du haut de la falaise. Vivement la scène II.

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