Étape: Mari Pintau > Villasimius, plage de Porto Giunco. Intérêt **  

Vent de SW Force 3. Beau soleil. Encore des nuages toute la journée. Pause à la Cala Caterina dans le Golfe de Carbonara. Énormément de poissons.

P1040088 Passage assez sportif du cap réputé être le coin le plus venté de Sardaigne; le gouvernail du biplace commence par se déboîter, je remets ça en place vite fait. Les creux font 80 cm, légèrement déferlants, arrivant de côté. Nous passons au large pour avoir le temps de réagir en cas de dessalage. P9040620_copy À l'Isola Dei Cavoli, nous virons à angle droit pour prendre plein Nord; les bateaux partent désormais au surf tout seuls. C'est là que Bruno me rappelle malgré lui que, bien qu’endurant, il est débutant et la Madonna del Naufrago ne lui sera d'aucun secours.Vagues dans le dos, sa force ne lui sert plus à rien; quelques déséquilibres m'alertent, je ne le quitte plus des yeux et finalement arrive ce qui devait arriver: révision des principes de la brasse pour lui, mise en pratique des leçons de sauvetage pour moi. Je renonce à le faire réembarquer, les mêmes causes produisant les mêmes effets, pas de pompe dans le bateau pour le vider et le bébé fait son poids, on n'est pas volé sur la marchandise... Il ne peut néanmoins y avoir de meilleure condition pour dessaler: soleil, eau chaude et la côte à 200 m.

Bivouac à Porto Giunco. Plage over-bondée. À peine de quoi poser les bateaux, les gens sont même obligés d'enjamber nos kayaks. Le maquis est plein d'étrons mais aussi de milliers de lys mathiole en fleur. Lecture et guinguette en attendant que la foule refoule. La nuit s'avance, installation des couchages. Anne et moi sommes en hamac sous des tamaris. J'ai prêté mon tarp aux autre membres du groupe légèrement sous-équipés et...  il se met à pleuvoir; à bien pleuvoir même! Une pluie sournoise qui attend le milieu de la nuit pour se manifester. Surtout, rester Zen. Anne est encore moins bien lotie que moi: pas de duvet, elle dort toute habillée sous une couverture de survie. La nuit se passe en pointillé. Je grelotte à chaque fois que je me réveille, essayant de me convaincre que cette fraîche sensation qui me parcoure l'échine n'est qu'une friction au camphre mais je sens bien l'eau ruisseler entre mes chevilles... à l'intérieur du duvet! Pourvu que je ne m'enrhume pas. 

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