Il est impossible de ne pas retourner en Sardaigne. Voici  quelques remarques ainsi que le journal de bord de notre randonnée de 340 km entre Stintino et Pinus Village en biplace en août 2018 • En 2012, nous avions zappé les îles de San Pietro et Sant'Antioco pour cause de Mistral, la chose est réparée. Quant à la côte Ouest, nous comptons bien la faire en 2020.

REMARQUES 2018 en vrac

Je suis critique dnas les lignes qui suivent mais la Sardaigne est une super destination Kmer et mes deux séjours ( 5 et 3 semaines ) comptent parmi mes meilleurs souvenirs kayak - Certe les villes sont un peu sales mais si la propreté et le dépassement de budget sont les motivations de votre voyage, mieux vaut préférer la Suisse.

— pour la navette, nous avons choisi de prendre notre temps et de la faire à deux, le kayak et les bagages étant restés en sureté devant un restaurant à Pinus Village ou nous avons pris un bus, l’arrêt est à 200 m de la plage . Il y a une dizaine de départs quotidiens pour Pula  (1€) - Là, changement pour Cagliari (3,50 €) puis train jusqu’à Sassari (260 km /16,50€) puis bus jusqu’à Stintino (3,80 €) - avec un premier bus à 8h, tout c’est incroyablement bien enchaîné pour nous; arrivés à Stintino à 15h28 - Au final nous avons fait 4 fois la partie Ouest de la Sardaigne dans toute sa longueur: 1 fois en kayak, 1 fois en transport en commun et 2 fois en voiture , par des itinéraires différents à chaque fois différents.

— La côte Ouest est très peu fréquentée par les bateaux, rien de comparable avec la Costa Smeralda ou le Golfe d’Orosei.

—  En juillet/Août, il fait vraiment très chaud quand il n’y a pas d’air; un grand chapeau bien aéré n’est pas un luxe -  Nous avons eu beaucoup d’orages pas du tout gênant, au contraire ça rafraîchit -

— Il souffle souvent une légère brise de mer - Le Maestrale s’est levé en fin de séjour, par chance c'était pendant notre navette: 3 jours consécutifs qui nous auraient bloqués sur une plage assurément - voir l’expérience de "MerciPourLeKayak" en juin de la même année.

— Buggeru:  ancienne cité minière, rien n’est beau, les bistrots peu accueillants mais de bonnes glaces artisanales - le musée de la mine est fermé  - un égout se jette au sud du village au début de la zone de falaise dans un des plus beaux décors de cette côte ouest.  

Sans titrePhoto tirée du web

— La Cala Domestica sur la commune de Buggeru, une des criques vedettes de Sardaigne est légèrement survendue - Il est évident que les photos qui la vantent ont été prises hors saison - on n’y voit ni la foule des baigneurs ni la grosse paillote/restaurant qui trône au milieu de la plage, ni les locations de pédalos et transats, ni le parking payant caché derrière les roseaux - nous y avons par chance atterri juste après un gros orage et après 20h et avons eu le site pratiquement que pour nous seuls -

— Porto Pino: Joli station balnéaire - les robinets publics sont coupés l’été - nous avons demandé de l’eau dans un restaurant ou nous avions bu un verre la veille - C’était un week-end avec énormément de monde -
 
— Les villes et villages: rien ne nous a subjugué ni même Alghero et Cagliari - quelques beaux éléments d’architectures mais épars - les villages et les plages sont biens plus beaux vus de la mer, nous avons pu le constater en faisant notre navette - A Cagliari les restos sont plus chers qu'ailleurs, il y quelques beaux musées. Il y a foule de flamants roses sur les inombrables étangs alentours.

— Pour les amateurs de nuits en hamac, il a fallu attendre Porto Pino pour trouver des arbres mais ensuite quel kif ! A Torre di Piscinni nous avons même attaché nos deux hamacs à la même branche d’un énorme olivier, champions du monde !!!

— Les moustiques: ne pas les sous-estimer. Avoir au minimum une moustiquaire de tête si l’on dort à la belle étoile. Ils sévissent 1h après le coucher du soleil et 1h avant son lever -  

—  Confirmation que la section Torre Poglina > Capo Marargíu soit 20 km n’offre pas d’abris ni bivouac. La section S'Achittu CCapo Frasca présente peu d'intérêt.

—  Le tarp est indispensable pour les pauses en plein soleil durant la journée , il n'y a pas des arbres partout à proximité des plages -

— Au sud de Bosa, il faudrait vraiment se débrouiller pour arriver à Torre Columbágía à l’heure du bivouac: plage propre et calme, petites falaises et blocs de grès - il y a même une petite presqu’île ou l’on peut planter la tente sur l’isthme de sable; les 2 km qui suivent sont tout aussi splendides, et quelle sérénité !

JOURNAL DE BORD 2018

Dimanche 29 Juillet
Débarqués à Porto Tórres à 19h30, nous nous dirigeons de suite vers Stintino pour un premier bivouac - Sur la route, dans l’autre sens et sur des kilomètres, c’est une colonne ininterrompue de voitures à l’arrêt comme on peut en voir entre Lacanau et Bordeaux les dimanches soirs en été -
Nous nous posons vers la Punta Negra sur le parking du restaurant « L’Ancora » ou notre voiture restera 16 jours. L’endroit n’est pas très beau mais pratique pour la mise à l’eau - Il y a un peu de passage durant la nuit  - L’air est très humide, il fait 24° en pleine nuit - Nous allons avoir chaud durant ce séjour mais aussi c’est ce que nous sommes venus chercher -

Lundi 30 Juillet / 6h de nav - J1
Nous embarquons à 9h20 après avoir laissé un message moitié en italien moitié en anglais sur le tableau de bord de la voiture avec notre numéro de téléphone en précisant que nous sommes partis faire du kayak mais sans donner de date de retour. J’ai très peu préparé ce séjour comptant sur mes souvenirs, mes cartes annotées et mes waypoints de 2012 -
Le bivouac de ce soir est à ± 1 km après le BV N°2  de 2012 - pas top mais je suis devenu très difficile -

Mardi 31 Juillet / 7h de nav - J2
Les falaises du Capo Caccia renvoient un sale clapot assez désagréable - La traversée de la baie de Porto Conte se fait par une brise de travers de 10 Nds à la voile, mon GPS indique que nous faisons du 7 km/h sans pagayer, c’est pas mal - Nous bivouaquons au même endroit qu’en 2012: vers la tour de Cala Galera - il faut attendre 19h que la petite plage se vide pour prendre ses aises -

Mercredi 01 Août / 5h de nav - J3
Traversée du Golfe d’Alghero avec un cap SE choisi approximativement, un méchant contrejour m’empêchant de choisir un amer fiable - Le paysage est tellement estompé par les brumes de chaleur qu’on ne devine même pas la ville et ses remparts - Le vent de NE et la voile nous aident bien -

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Pause déjeuner à 11h à la Cala Griègas face du petit port militaire - c’est interdit, délimité par des bouées mais il n’y a personne et nous sommes fatigués -  nous restons 45 minutes et repartons alors qu’un militaire est en train de mettre un jet-ski à l’eau, pas pour nous visiblement - Plus loin, le BV de 2012 a bien changé - des tempêtes ont apporté des ordures et un quai de posidonies en décomposition s’est formé, même l’eau est un sale brouet, phénomène naturel mais peu engageant.

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D’après mes notes, le prochain BV est à 7 km, j’ai mal aux jambes, mes cale-pieds sont mal ajustés - heureusement, 500m plus loin il y a une petite grotte creusée dans la roche volcanique ainsi qu’une minuscule plage - il ne faudrait pas être plus de 3 personnes et si la mer se lève, nous aurons des problèmes - Le vent est de SO humide, le ciel laiteux - Le sable est brûlant, la roche est à 48° - 

 Jeudi 02 Août / 4h40 de nav - J4
Belle étape et paysages variés - Au Capo Marargíu, 7 vautours nous observent. Se rendre à Bosa depuis la marina exige de remonter le Fiume Temo sur 3 km (1/2 heure).  Arrivés à Bosa, nous laissons le biplace sur une rampe près du pont ou se trouvent des kayaks de location et un robinet; des bergers sont en train de faire le plein d’une citerne - À 20 mètres de là, une supérette et un restaurant -
Ne changeons rien à nos habitudes, d’abord manger une glace artisanale. Celles de la Via Gioberti sont sublimes - Nous montons ensuite au fort qui ne vaut ses 4€ d’entrée que pour la vue sur la ville - Nous nous abritons dans la chapelle le temps que passe un orage -

P1060402En redescendant, nous mangeons quelques figues à peine mûres chipées sur un arbre et faisons le plein de légumes, sauce en boite et spianata (pain sarde à la semoule et au saindoux). Nous remplissons nos bouteilles à un distributeur d’eau fraîche à pièce comme on en rencontre aussi dans les Cyclades. Ancienne ville de tanneries dont on peut admirer encore les bâtiments très colorés au bord du fleuve, Bosa nous laisse une impression mitigée: de jolies rues et places anciennes dignes d'une grande ville mais une odeur d’égout persistante. Le collecteur se déverse dans la rivière à un endroit qu’on ne peut pas rater, c’est là ou les gosses s’agglutinent pour pêcher à la ligne, miam ! Nous repartons rassérénés et arrivons au BV à 20h15 - le sublime bivouac de 2012 (Porto Alabe) est trop loin, tant pis -

Vendredi 03 Août / 5h de nav - J5
On se lève à 7h15, il fait déjà 24° -
Vus au passage: La Torre Columbágía ou l’on regrettera longtemps de n’avoir pas bivouaqué mais la journée d’hier était déjà assez longue, les falaises basaltiques et la petite chaussé de géants: les Faraglioni de Corona Niedda.

2cpz4avPhoto extraite du site: http://www.gommoniemotori.com/forum/viewtopic.php?t=23009

Peu d’ombre sur cette section - Nous mangeons sur une grève de gros galets volcaniques de toutes les couleurs, on voudrait les emporter tous tant ils sont beaux.

P1060242Le clou de la journée: les grandes grottes aux toits plats, les falaises de tuff et l’arche de S’Archittu.

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La brise se lève (enfin) vers 15h, nous pouvons utiliser la voile pour avaler 5 km de plage monotone.
L’orage menace, nous montons au cas où la tente que nous n’utiliserons finalement pas de tout le séjour. Quelques moustiques pas trop agressifs. Malgré 3 longues pauses aujourd’hui, nous sommes fatigués.

Samedi 04 Août / 3h40 de nav - J6
Section de grandes plages idiotes - nous faisons une pause de 45 mn là ou nous avions dormi en 2012: un trottoir de posidonies mortes juste avant 2 km de petites falaises - On arrive au BV à 14h15 : La Punta Maimoni - il tombe quelques gouttes - On coure au resto de la plage: il est trop tard pour déjeuner, le service est fini, on se console avec une bière et une glace avant d'attaquer une longue sieste à l’abris du tarp entrecoupée de baignades.
On retourne au resto à 19h45 et là c'est le festival des papilles : spaghetti aux tellines et boutargue, linguine aux moules et tomates cerises, calmars grillés. L’Ichnusa non filtrata aide à faire glisser le tout.

Ichnusa

Photo tirée du web

Dimanche 05 Août / 3h15 de nav - J7
Il fait 26° à 6h du matin -  L’eau prise au robinet du restaurant est saumâtre et donne un goût étrange au café -
Le sable de quartz est superbe - des panneaux indiquent qu’il est interdit d'en ramasser -
Une heure de pause à Tharros, une bière, une glace, un coup d’œil sur les ruines et on entame les 10 km de traversée du golfe d’Oristano vers le Capo di Frasca - Nous sommes au bivouac à 13h40 - Beau sable ocre et roches volcaniques, des traces de renard, une troupe de goélands - La roche est faite de grès qui lentement retourne à son état de sable en libérant au passage des blocs de lave dont il est incrusté. Quelques gouttes tombent, nous installons rapidement le tarp sur nos pagaies et des canisses trouvés sur place; des morceaux de bois sont enfouis dans le sol pour ancrer les haubans. À 16h30, il pleut fort mais il fait 32°, c'est une ambiance de mousson.

Lundi 06 Août / 5h20 de nav - J8
Pause de midi à 3 km au sud de Porto Palma: un petit cap orienté NW qui ramasse toutes les saletés.
On s’arrête à 15h20 à 1 km au sud de Marina di Arbus, superbe plage et peu de monde - Nous sommes maintenant sur la Costa Verde - la route côtière passe à 50m -

P1060268Une petite falaise de grès déversante ,je tente d’accrocher le hamac aux lunules mais c’est très fragile, voire dangereux, du sable coule en permanence de la paroi - Le temps est lourd, le sable brûlant, encore un orage qui menace - Le BV s'annonce calme -

Mardi 07 Août / 3h20 de nav - J9
Nous avons dormi sur le sable - Arrivés à Buggeru, un gros orage éclate - Nous nous douchons et refaisons notre stock d’eau dans les sanitaires d’une aire de camping cars - Après la pluie, nous allons au village refaire nos provisions et bien sûr manger des glaces - Nous ne voyons pas trop ou nous pourrions camper ce soir si nous restons là, aussi décide-t-on de repartir en direction du sud - Au pied des falaises, éclate le second orage de la journée - toujours dans le kayak, nous nous abritons 30 minutes dans une grotte marine alors qu’il commence à pleuvoir du gravier à l’aplomb des parois ruissellantes d’eau couleur brique. Bref, nous arrivons à Cala Domestica à 20h20 en ayant admiré au passage de belles grottes et arches - Ayant commencé à nous installer pour la nuit sur la terrasse du resto, le sympathique gardien nous prie de déménager; il nous suggère un autre endroit mais c’est à coté du groupe électrogène qui pétarade à intervalle régulier - On finit notre repas et on s’endort sur le sable au bord de l'eau - 3 gars avinés passent faire un peu de tapage durant notre nuit la plus «fraîche» jusqu’à présent: 21° - D’autre personnes dorment aussi sur la plage.

Mercredi 08 Août /  05h30 de nav - J10
Lever 6h30 - à 8h le ciel est couvert, il fait déjà 24° -  Nous visitons de nombreuses grottes jusqu’aux deux arches du Pan di Zucchero. Un des tunnels rencontrés, totalement rectiligne fait 60m de long -

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Nous faisons une pause sur la petite Spiaggia di Portu Banda peu avant l’ancienne laverie de minerai (Laveria Lamarmora) puis coupons le Golfe de Gonnesa aidé d’un bon vent de NW et de la voile. Au cap au nord de Portoscuso nous traversons sur 6 km pour rejoindre le BV de 2012, l’isola dei Ratti - Point de rats heureusement - Chaleur lourde, pas d’ombre, seuls le tarp et des baignades répétées nous offrent un peu d'une fraîcheur toute relative. Sept petits bateaux au mouillage - leurs passagers nous impressionnent: adultes comme enfants, ils sont en maillot de bain sans chapeau ni parasol ni lunettes de soleil et ça pendant des heures.

Jeudi 09 Août /   05h15 de nav - J11
Il est 6h30 et il fait 26° - petite brise de terre NE - Les éoliennes de Portoscuso se découpent en ombres chinoise devant le ciel empourpré.

P1060272Comme tous les jours nous avons très bien dormi sur notre sommier de sable. Superbe côte NW de San Pietro que nous avions manquée en 2012 pour cause de Mistral.

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De nombreuses grottes le long de cette côte toute en falaises - 11h30: le vent de SW se lève, ça n’arrange pas nos affaires -

P1060297Pause repas écourtée à la Cala Fico avant de passer le Capo Sándalo et traverser la baie suivante; nous avons un 4 beaufort de face et c’est assez sportif - Nous débarquons soulagés à la Caletta après un break d’une heure dans la baie à se demander si l’on continue. La plage est belle et nous sommes en ce moment quelques milliers à être de cet avis; il y a tellement de monde et de musique que je me demande un bon moment si aujourd’hui ne serait pas jour férié en Italie. On monte un tarp et boit 3 bières en attendant que la foule se dissipe en début de soirée ce qu’elle ne fait pas; les gens qui partent sont sans cesse remplacés par d’autres - On n’a d’autre choix que de le prendre cool - à 20h, une sono démarre et ne cessera qu’à 1h du matin sans pour autant nous empêcher de dormir - En tout cas les italiens savent vivre des moments festifs à discuter et plaisanter des heures un verre à la main et ceci sans finir vautrés dans leur vomi comme certains autres autres européens. Nous apprécions.

Vendredi 10 Août /  05h50 de nav - J12
Encore 26° au réveil - Debout à 5h20, on souhaite déguerpir avant que la foule n’investisse la plage - On met quand même 3h à se préparer - Les falaises très sombres plus le soleil font un contrejour abominable - Aux Colonne di Caloforte nous entamons une traversée de 5 km pour rejoindre la Punta Maggiore sur Sant’Antioco, le cap estimé au pif, le contrejour nous empêchant de prendre un amer fiable -  À 11h45: repas et sieste à Cala Lunga, une crique très profonde avec vraiment peu de fond, idéale pour faire barboter les bambins qui sont nombreux -

P1060300Dans l’après-midi, nous visitons une dizaine de très belles grottes au Capo Sperone, profondes de 60m pour certaines - nous atterrissons au BV* juste après la pointe sud de Sant’Antioco à 15h30 - on monte le tarp pour vite se protéger du soleil, il fait 37° - un petit vent d’ W nous a poussé une bonne partie de la journée - On n’a jamais été aussi cuits que ce soir, même plus la force de réfléchir -

* il y a de meilleurs BV juste après en direction de la Torre Cannai -

Samedi 11 Août / 2h20 de nav - J13
Traversée depuis La Torre Cannai avec un cap plein Est — 6 km/h de moyenne - 

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Paradoxalement cette traversée de 12 km nous paraît plus courte que celle de 5 km hier - la raison? Le ciel est voilé aujourd’hui et il souffle une petite brise - on se pose au BV de 2012 juste avant la Punta Tonnara - sieste et café - Vers 19h, on se rend à Porto Pino à 15 mn par un sentier côtier tracé dans les pins - quelques emplettes et une glace bien entendu - Il y a foule. Porto Pino est une station très très fréquentée et de plus nous sommes samedi  - Ce sont des kilomètres de plages bondées -

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Le soir on s’endort sur les dalles de grès.

Dimanche 12 Août / 05h00 de nav - J14
20° au réveil, la nuit la plus «froide» jusqu’à présent mais pas de vent. Pour faire le plein d’eau, nous entrons dans la marina de Porto Pino par un joli chenal qui mène également aux étangs - Les robinets publics sont coupés, en été l’eau est ici rationnée, aussi je retourne au bar ou nous étions la veille pour remplir nos vaches à eau - En début d’après-midi, nous nous posons au Capo di Teulada dans une petite anse sauvage orientée SE avec l’intention d’y passer la nuit tant l’endroit est tranquille; les gardes côte qui patrouillent en permanence les week-ends ne sont pas de notre avis et nous demandent de partir, la zone est militaire - Nous aurons tout de même profité du lieu 3 bonnes heures -

P1060351à 17h30 nous atteignons Torre di Piscinni pour enfin notre premier bivy « hamac » sous un olivier vénérable -

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Lundi 13 Août / 02h00 de nav -                 15eme jour de navigation et fin de la rando kayak
Dans la matinée, visite d’une grotte à 2 entrées, la seule attraction du jour.

P1060362C’est vent dans le nez que nous traversons vers le Cap Spartivento et il y a foule sur ces plages interminables, nous commençons à penser qu’il est temps de finir cette randonnée - Ayant parcouru cette côte il y a 6 ans, je sais qu’à partir d’ici, elle n’offre plus beaucoup d’intérêt -
Pinus Village: fin du périple - Le patron du resto « l’Ancante del mar » nous autorise à laisser notre kayak quelques jours sur sa pelouse le temps de faire la navette et de profiter de l’intérieur des terres. Nous mettons 4 heures à ranger et sécher notre matériel au milieu des baigneurs agglutinés. Ce soir il y a un repas sarde au resto, des cochons de lait sont en train de rôtir mais comme des idiots, nous n’avons pas réservé; du coup, on mange une glace et on va se coucher à 100 m de là dans la pinède qui domine la mer, c’est somptueux -

Mardi 14 Août - Navette J1
Avec un premier bus à 8h, l’arrêt est à 200 m de la plage, tout s’enchaîne incroyablement bien -  Les 260 km de train nous permettent d’admirer beaucoup de nurraghe disséminés sur l’altopiano. Arrivés à Stintino à 15h28 (quelle précision), la voiture est couverte de poussière - on prend un verre et à 16h nous voilà repartis vers le sud - cette navette a duré 8h avec très peu d’attente -
Nous allons prendre notre temps pour retourner à Pinus Village et profiter de la côte mais aussi de Cagliari la capitale -

P1060389Ce soir nous dormirons près du Capo Caccia, rive W du Porto Conte, près d’une villa romaine, les hamacs accrochés à des palmiers.

Mercredi 15 Août - Navette J2
Porto Conte > Alghero - visite de la citadelle et ses faux airs de Saint-Malo - Des boutiques de corail rouge, la spécialité locale - Autre spécialité: la paëlla algherese. On se régale à la terrasse d'un retaurant sur les remparts, on en lèche même le plat. Alghero fut Aragonaise près de 400 ans. Le dialecte et la cuisine en ont gardé des traces.

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Nous repassons ensuite par Bosa, Oristano pour aller bivouaquer au bord du Stagno di Marceddi, petit village de pêcheurs authentique; pas un touriste, enfin si, deux. C’est fête au village, 15 août oblige. Nous nous installons sur une grande pelouse sous les pins face à l’étang. Des millions de petites araignées couvrent la végétation et les bancs de leurs toiles. Tout ce qui a été nettoyé le soir est de nouveau recouvert à l'aube.

P1060410Par chance, le Mistral souffle, les moustiques nous laisseront tranquilles. Une bière, une glace au café du port; les gens sont très joviaux. Ils vivent dans des maisonnettes, les rues sont de terre battue. L'endroit ne transpire pas la richesse.

 Jeudi 16 Août - Navette J3  (on prend vraiment son temps, pas trop pressés de nous trimballer le gros biplace sur le toit de la voiture).
Marceddi > Guspini > Buggerru > Pan di Zucchero > Santadi > Réserve Naturelle du monte Arcosu ou l’on dort au bord de la piste, Odile dans la voiture, moi dans le hamac. On n’a pas trouvé d'accès au Lac di Monte Pranu ou nous voulions bivouaquer.

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Vendredi 17 Août - Navette J4
Visite de Cagliari - Musée archéologique - Resto - Retour à Pinus Village et bivouac dans la pinède -

Samedi 18 Août - On repart en direction du nord par l’intérieur des terres cette fois.

P1060580Visite raccourcie du site archéologique de Su Nuraxi (Barumini) pour cause de gros orage - Le guide parle français, c’est passionnant.

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Visite du musée Zapata construit autour d’un nuraghe - collections d'outils préhistoriques et de launeddas, les flûtes traditionnelles en roseau - BV au bord du lac de Tadasuni, le tarp tendu sous des oliviers. Il pleut.

Dimanche 20 Août -
Beaucoup de traces de volcanisme sur l’altopiano, ça ressemble au Cantal et le paysage n’est pas aussi sec qu’on pourrait le croire, beaucoup de ruisseaux sont en eau. Visite de la nécropole de Sant’Andre Priu. Certainement très intéressant mais la guide très antipathique arrive 1/2 heure en retard, prend le temps néanmoins de boire son café avant de s’occuper enfin de ses clients; nous ne somme que deux; elle fait ostensiblement la gueule, n’allume pas les projecteurs, la visite des grottes se fait à la lampe de poche et au pas de charge. Ce sera la seule fausse note de ce séjour.
Le soir nous reprenons le ferry à Porto Tórres après un dernier resto avec déjà l'intention de revenir.